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...mettons tous nos E sur la même terre

 

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ENERGIE EAU ELIMINATION DES DECHETS ECHO CONSOMMATION ENVIRONNEMENT ETHIQUE ACCUEIL

ESPACES VERTS

Je plante des haies dans mon jardin pour favoriser la biodiversité.
En plantant des haies constituées de différentes espèces, je crée un habitat varié pour les oiseaux, insectes et petits mammifères qui y trouveront également une nourriture diversifiée. Les oiseaux mangeront les chenilles, limaces et insectes ; les musaraignes, inoffensives pour nous, dévoreront taupins, courtilières et larves de hanneton ; les hérissons mangeront même les serpents. Il ne faut cependant pas choisir n’importe quelles haies : je privilégie des espèces locales telles que le charme, le noisetier, le houx, le prunellier ou l’églantier.

Je plante des arbres dans mon jardin.

Je participe ainsi à la lutte contre l’effet de serre et à la réduction de la pollution atmosphérique par les émissions de dioxyde de carbone. Pour dix mètres de haie, la LPO conseille de planter charme, pommier sauvage, alisier torminal, églantier, sorbier, troène des bois, noisetier, cerisier de Sainte-Lucie, sureau noir et prunellier : outre un bon couvert végétal, la variété de ces espèces assure des fleurs et des fruits durant une longue période.

 

J’utilise des espèces végétales de ma région.

Naturellement adaptées à leur milieu, les plantes locales pousseront mieux et seront plus résistantes aux maladies. Je n’aurais donc pas besoin d’avoir recours aux produits chimiques et je préserverai la biodiversité locale. De plus, elles s’intègrent mieux dans le paysage. L’introduction de plantes exotiques est souvent à l’origine de la disparition d’espèces locales.

Je pense à ne pas supprimer les lieux où nichent les oiseaux.
Pour la construction de leurs nids, les oiseaux recherchent les cavités, interstices et arbres morts. Ils apprécieront également les nichoirs que je dispose.

Je ne m’approche pas d’une couvée ou d’un nid car cela peut remettre en cause la survie des petits. Une femelle qui couve ses petits peut être effrayée par ma curiosité et poussée à abandonner sa progéniture. Les jeunes n’auront plus assez chaud, ne seront plus nourris ni protégés des prédateurs.

Je transforme mon jardin en paradis pour les oiseaux.

J’installe des nichoirs et des abreuvoirs. En hiver, je laisse des boules de graisse (beurre, margarine) mélangées à des graines.

 

J’évite de nourrir les oiseaux dès le début du printemps.

Au delà des mois de janvier et février, qui sont les plus rudes, la nature reprend ses droits et leur offre une nourriture abondante. Il n’est donc plus utile de les nourrir au risque de perturber la chaîne alimentaire.

 

Je protège les chauves-souris.

En France, toutes les chauves-souris sont protégées car menacées de disparition. Ce sont pourtant des insectivores bien utiles : moustiques, chenilles, papillons de nuit constituent leur base alimentaire. Je ne les réveille jamais la journée car elles s’épuisent très vite.

 

Je participe au grand recensement des papillons.

Agents pollinisateurs, proies pour les oiseaux, les batraciens ou les chauves-souris, les papillons jouent un rôle important dans le bon fonctionnement de la nature. La raréfaction des friches naturelles et l’utilisation massive de pesticides a conduit à la disparition de 25% des espèces de papillons dans certaines régions de France.
Pour attirer les papillons, je plante des buddleias (de préférence bleus ou violets), de la lavande, des œillets, des eupatoires, de l'onagre, du chèvrefeuille, des sédums (de préférence rouges), des agapanthes et des phlox paniculés.

 

J’attire des insectes pollinisateurs dans mon jardin pour favoriser la biodiversité. Les fleurs et les plantes aromatiques (romarin, lavande, thym, ciboulette…) font le bonheur des insectes. Le mieux c’est de jouer la diversité en plantant différentes espèces.

 

J’aménage une petite mare dans mon jardin qui favorise la biodiversité et assure ma tranquillité.

C’est l’habitat idéal pour les grenouilles, crapauds, tritons et poissons qui se chargeront de chasser à ma place les animaux nuisibles, tels que les moustiques, et autres insectes dérangeants.

 

Propriétaire de ma maison, je limite les surfaces de terrasse pour préserver la biodiversité.

La construction de sols artificiels limite la pénétration de l’eau, tasse les terrains, et accélère l’érosion. Réduire l’artificialisation préserve la richesse biologique des sols.

 

Je favorise la mise en commun de certains matériels utilisés rarement (coupe haie, tronçonneuse, motoculteur…).

Un bon moyen de participer à ce mode de fonctionnement (ou de l’initier), est de demander à ses voisins quel matériel leur manque.

Je pense à acheter certains matériels et ustensiles de jardinage d’occasion, sans grand risque, compte tenu de leur solidité et de leur longévité.

Je privilégie les produits portant l’Eco label européen (amendements organiques) ou la marque NF Environnement (composteurs individuels, mobilier de jardin, sacs-poubelles…).

J’évite les emballages inutiles en adaptant la quantité achetée à ce qui sera nécessaire (graines, semences, terreau…) en sachant que, conservés à l’abri, ces produits se gardent longtemps.

J’arrose mon jardin le soir quand l’évaporation est moins forte.

Ce qui me permet de faire une économie d’eau de 50 % en moyenne pour la même efficacité.

Je n’arrose pas ma pelouse qui reverdira toute seule au retour des pluies.

J’utilise des techniques économes en eau : goutte-à-goutte, tuyaux suintants (quatre litres par heure au lieu de 12 litres par minute : 180 fois moins !, pas plus d’une fois tous les trois jours).

Je recouvre le sol au pied des plantes, des arbres et des arbustes d’une couche d’herbe coupée ou de copeaux de bois, feuilles sèches, paille, écorces, paillettes de lins… pour absorber l’eau et conserver l’humidité.

Je laisse un coin de prairie en friche dans mon jardin.

J’y découvrirai de nouvelles espèces de plantes qui abritent de nombreux insectes (abeilles, papillons,…) utiles au bien-être de mes plantations et à leur reproduction.

 

Je laisse au fond de mon jardin vieux troncs et arbres morts, tas de bois.

Le bois vieillissant est le lieu de vie idéal pour de nombreuses espèces de coléoptères. En accélérant la décomposition des végétaux morts, les coléoptères garantissent le bon renouvellement des sols.

 

Je n’utilise pas d’insecticides dans mon jardin, car ces produits sont nocifs pour l’environnement et pour ma santé.

Un jet d’eau suffit à faire tomber les pucerons et cochenilles des plantes, des arbres et des arbustes. Je plante des oeillets d’Inde, de la ciboulette, des oignons, de l’ail, du basilic, et autres plantes semblables, car leur odeur et les sécrétions de leurs racines éloignent certaines espèces d’insectes.

 

Je limite l'emploi d'engrais, désherbants, pesticides.

Les particuliers sont responsables du quart de la pollution des eaux par les produits phytosanitaires. Mieux vaut avoir quelques herbes folles, quelques feuilles jaunies, quelques fruits tavelés mais jouir d'un jardin riche de toute sa biodiversité, goûter la vraie saveur des fruits et légumes et les manger sans courir de risque ! On peut fort bien obtenir naturellement un magnifique jardin. Si je désherbe, je le fais à la main .

Je bannis les traitements chimiques « totaux », pour mes plantations .
Il est rare d’avoir à lutter en même temps contre des insectes et contre une maladie. Je procède donc par étapes. Pour les insectes nuisibles, je préfère leurs ennemis naturels (pucerons, araignées rouges…), et j’utilise le purin d’orties (obtenu en 2 semaines en recouvrant d’eau des orties fraîches dans un récipient) dilué à 10% et pulvérisé sur les cultures. Pour les maladies, je privilégie les espèces végétales locales bien adaptées à l’environnement et plus résistantes.

Je décapsule une bouteille de bière, pour faire fuir les limaces !

Une soucoupe de bière posée autour des jeunes plants est un moyen radical, facile et écologique de repousser les limaces. Étendre de la cendre de bois est également une astuce très efficace.

 

Je me fais aider par leurs ennemis naturels, pour lutter contre les pucerons.

On peut se procurer dans toutes les bonnes jardineries des larves de coccinelles. Une seule larve est capable de dévorer plus de 100 pucerons par jour !

 

Je pense aux décoctions de végétaux pour lutter contre les maladies de mes plantations.

Je fais macérer dans de l’eau des orties ou des feuilles de rhubarbe et pulvérise sur les plants malades : un moyen naturel et inégalé pour préserver la beauté de mes plantations.

 

Je fais prendre le thé à mes plantes.

Les fonds de théière et de tisanière seront fort appréciés par mes plantes qui y puiseront des composants essentiels à leur bien-être et remplaceront avantageusement les engrais chimiques.

 

Je fabrique mon propre compost, une solution facile, économique et écologique.

1/3 des déchets qui finissent dans nos poubelles peuvent être compostés : épluchures ménagères, déchets de cuisine (coquilles d’œuf, marc de café, pain, cendre) et tontes de gazon, constituent le meilleur engrais naturel. Cela évite l’utilisation de produits chimiques, limite la consommation de terreaux horticoles à base de tourbes naturelles et participe à diminuer le volume des ordures ménagères.

 

J’utilise les déchets organiques (nourriture, branchages, herbe de tonte...) pour faire un compost 100 % naturel. Les jardiniers amateurs seraient responsables pour ¼ de la pollution des eaux de surfaces et des nappes souterraines.

 

Avant d’avoir la main verte, un bon jardinier doit être…paresseux !

En effet, le vent, les oiseaux et les insectes sèmeront à ma place.
Laisser faire les alliés naturels pour l’élimination des parasites (coccinelles contre les pucerons) et la fertilisation de la terre (vers de terre…). J’aménage des carrés sauvages ou je laisse des tas de bois morts pour les attirer naturellement.

 

Pour mon potager, j’économise l’effort du labour.

Le labour est une tâche ardue qui fragilise le sol. Je préfère la technique traditionnelle du paillis qui consiste à recouvrir le sol de végétaux pour limiter l’évaporation et la pousse de mauvaises herbes. La terre n’en sera que plus enrichie et protégée. J’effectue une rotation annuelle des fleurs et des légumes ou, du moins, j’alterne les cultures d'une année à l'autre pour empêcher les maladies et les insectes ou autres arthropodes de se fixer dans le sol .

Avant de tondre ma pelouse, je me renseigne auprès de la mairie pour connaître les horaires dédiés à cette activité.
Si aucun arrêté concernant les activités bruyantes n’a encore été pris, je respecte mon voisinage en évitant de passer la tondeuse tard le soir ou le dimanche.

J’utilise du bois traité sous pression plutôt que du bois traité aux PCP (pentachlorophénols) ou des traverses de chemin de fer pour construire des terrasses et des clôtures ou aménager des bordures.

 

Que ces gestes retentissent comme un ECHO

"L'écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux."  Nicolas Hulot

à vivre & à rêver